Des mémoires techniques peu scrupuleux
J’ai lu un post sur LinkedIn la semaine dernière d’un confrère qui indiquait avoir passé un mémoire technique dans un détecteur d’IA. A priori, le mémoire était rédigé à 90% par l’IA, ce qui a donné lieu a une très mauvaise note technique pour le candidat.
En effet, je peux comprendre la frustration de l’Acheteur qui tombe sur un mémoire technique qui présente uniquement du texte. D’après son expérience c’était vraiment ennuyeux de le lire.
Il avoue d’ailleurs avoir passer le texte sous IA car il a trouvé le mémoire ennuyeux et a donc eu des suspicions. J’imagine que l’entreprise en question a réalisé tout son mémoire technique via l’intelligence artificielle sans prendre le temps de le relire et sans amélioration notable pour créer un mémoire technique percutant, parfaitement adapté aux questions du cahier des charges.
A court terme, les entreprises proposeront des mémoires techniques de qualité
A court terme, l’intelligence artificielle va permettre aux entreprises qui maîtrisent la technologie de proposer des réponses de qualité, qui vont permettre de faire la différence dans le cadre des appels d’offres, sur la partie technique.
Toujours à court terme, elle va aussi apporter tout un lot de réponse inadaptée, ennuyant à mourir dans la lecture et qui risque de « griller » certaines entreprises dans leur positionnement. C’est le cas dans notre exemple ci-dessus.
Les marabouts de l’IA commencent déjà à se positionner sur ce créneau de niche mais porteur : en effet, je vois apparaitre des formations où les formateurs dissertent pendant des heures sur la genèse de l’IA, sans même savoir utiliser l’outil 😊. Il y aura donc le choix pour se former en intelligence artificielle dans la réponse aux appels d’offres.
A plus long terme, des mémoires techniques répondants parfaitement aux appels d’offres
A plus long terme, je pense que les outils vont encore évoluer et vont permettre à tout un chacun de créer des réponses lisibles, agrémentées de graphiques et d’images, répondants parfaitement aux appels d’offres.
Par exemple, on peut voir les tentatives d’un outil comme Canva qui propose déjà une aide IA. Bon ce n’est pas terrible.
Il y a aussi Microsoft, gros investisseur de Chat GPT, qui a mis à jour son IA, désormais appelé Co Pilot. Quand on voit la suite de logiciels de rédaction et graphisme que propose Microsoft, on peut vite imaginer le résultat lorsqu’elle va réussir à lier tout cela via l’IA.
Je ne parle même pas de Chat GPT qui semble avoir un siècle d’avance sur ses concurrents …
Mais là encore il faudra maitriser la technologie et apporter de « l’humain » au risque d’avoir toutes les mêmes réponses et peut être des données erronées.